logo de amazon aws

Définition : AWS

À l’ère du tout numérique, les entreprises ont plus que jamais besoin d’une banque de données et d’applications entièrement en ligne. De Netflix à Airbus, en passant par Engie et Seloger.com, les acteurs économiques issus de tous les domaines misent sur un prestataire commun. Amazon Web Service ou AWS pour les intimes fédère les grandes marques, les sociétés côtés en bourse, mais n’excluent pas non plus un large parterre de particuliers. Vous aimeriez en savoir davantage ?

Amazon Web Service séduit les entreprises et démocratise le Cloud

Revendiquant le statut de leader dans le domaine du stockage de données et des logiciels en ligne, Amazon Web Services existe depuis 15 ans. Sa réputation repose sur de perpétuelles recherches de meilleures solutions à proposer pour les abonnés du cloud computing. Le groupe de Jeff Bezos a su convaincre de nombreux acteurs de l’économie américaine, mais il fait aussi des clins d’œil aux clients français, suisses et issus du reste du monde. La pertinence de ses offres a conquis des banques de l’envergure de Goldman Sachs, des médias tels que Radio France, voire des compagnies d’assurance comme AXA. Le portefeuille de AWS comprend des milliers de noms, dont des sociétés du CAC40.

Cependant, le leader de la vente par correspondance propose également ses datas center à un public plus large. Amazon invite les particuliers à stocker leurs contenus dans ses puissants ordinateurs répartis sur plusieurs sites. Cette délocalisation des souvenirs numérisés offre moult avantages. Il est possible de les sauvegarder de manière durable contre une somme relativement abordable. Avoir ses meilleures photos classées dans les nuages permet de les voir à tout moment. Il y a également certains logiciels qui peuvent être accessibles à la demande. Ce service coûte son prix, mais reste moins cher que l’installation d’un programme entier avec licence et SAV. De plus, cette astuce évite d’encombrer le disque dur du PC avec de l’archivage.

Dès 2000, AWS fut le premier à comprendre l’enjeu de la dématérialisation des données. Profitant de l’avènement de l’Internet haut débit, son patron suggère aux usagers diverses prestations en ligne. Après son succès dans l’univers de l’e-commerce, l’entrepreneur « visionnaire » se lance dans le cloud. Accessible à distance, le nuage numérique permet de se libérer de lourds investissements. Il économise le prix d’un serveur en local ainsi que des disques durs de grande capacité. Particuliers et professionnels, les usagers avaient aussi l’avantage d’un large catalogue d’outils informatiques en libre-service. Certains des logiciels proposés sont même repensés pour rester faciles à manier et surtout offrir des fonctionnalités sans cesse mises à jour.

Pour la petite histoire, Amazon Web Service est né en 2003. À l’époque, Amazon a déjà une décennie d’expérience en matière de vente en ligne. Le site qui était une simple librairie numérique devenait un leader dans la grande distribution via Internet. Pour ses propres besoins, le groupe a dû concevoir des centres de stockage de données et développer ses logiciels. En effet, son activité exige rapidité et flexibilité, que les applications du millenium n’offraient pas encore. Les aires de datas représentaient un gros investissement pour l’entreprise. C’est à partir de cette constatation que son président fondateur a eu l’idée de monnayer des services informatiques en ligne.

Optimisation de la sauvegarde des données et d’autres innovations

Depuis sa création, la filiale d’Amazon dédié aux services numériques ne cesse d’améliorer ses prestations. Au tout début, ses offres étaient destinées aux petites entreprises ainsi que les développeurs. Pour cibler une clientèle plus large, elle a dû proposer des outils basiques ainsi que le stockage en ligne simplifié. Pour faire face à une demande croissante, des centaines de services complémentaires ont été créés. En une décennie, AWS est passé de la gestion de bases de données au visionnage de films HD depuis un Smartphone. L’abonné a surtout une grande facilité à se servir dans les rayons du plus immense hypermarché numérique au monde.

AWS a fait de l’intelligence artificielle (IA) son cheval de bataille. Son nuage de données et de logiciels comprend une farandole d’outils que l’internaute lambda peut essayer en toute aisance. À l’origine, les applications développées en interne ou sur commande étaient destinées aux besoins internes du groupe, mais son dirigeant a trouvé un moyen de les rendre accessibles à ses abonnés. Dans les années 2000, il a cherché une manière de déployer les algorithmes d’IA aux particuliers, mais surtout pour les entreprises. Ces dernières ont eu droit à des programmes de gestion des stocks. Les applis pour la recommandation d’achat ont aussi fait rage chez les e-commerçants à leur création. L’idée était de proposer un autre produit à un client qui vient d’acquérir un article.

Avec les assistants virtuels, Amazon a trouvé une manière de donner un coup de booste à son département dédié aux services en ligne. Les prestations peuvent être commandées par l’unique son de la voix. Alexa est capable de lancer des morceaux musicaux ou de lire des passages d’un livre. L’enceinte connectée fait aussi des technologies embarquées de la voiture de monsieur tout le monde et propose diverses prestations. Chez une clientèle professionnelle, une large rangée d’outils spécifiques tels que le repérage des fraudes à la carte bancaire a été développée.

Longueur d’avance sur les concurrents et portefeuille client surprenant

Amazon est un empire économique bâti sur des produits et services accessibles à un public élargi. Pendant que ses concurrents proposent de coûteux logiciels pour les grandes entreprises et les administrations, le groupe se focalise sur l’internaute de base qui utilise surtout son portable. Des outils pratiques tels que la reconnaissance vocale ou l’analyse d’image figure parmi les offres vedettes auprès des particuliers abonnés à AWS. Pour les sociétés, la prestation s’étend sur les logiciels en ligne de prédiction d’achats et des applications contre la cybercriminalité. Les cybercommerçants dans la catégorie TPE ont apprécié les programmes qui les aident à pousser leur propre clientèle à remplir leur panier. Ces fidèles souscrits forment une véritable communauté. Près de 65 000 abonnés et développeurs proches de AWS ont pu se retrouver lors de la conférence ReInvente à Las Vegas.

Amazon Web Services connaît une croissance deux fois plus importante que celle de son principal challenger. Cette sérénité repose en partie sur une clientèle composée de prestigieuses entreprises. AWS cite volontairement qu’elle compte Netflix et Unilever parmi ses plus fidèles abonnés. Ses prestations sont tellement efficaces que la CIA, la centrale des renseignements spécialisés sur les dossiers internationaux a signé avec elle en 2013. Porté à la connaissance du grand public, l’accord était un moyen de démontrer la sûreté et la confidentialité des serveurs d’Amazon.

A lire également  Définition : Big Data

La fin des années de règne d’Amazon n’est pas encore pour bientôt. Cette entreprise profite particulièrement des périodes de confinements à cause du Coronavirus. Outre les achats en ligne, les télétravailleurs du monde entier ont aussi besoin du Cloud. Le groupe vit ses beaux jours, mais quelques nuages planent sur AWS. Des concurrents de taille ont émergé du lot de suiveurs. JEDI ne fait plus office de challenger parmi tant d’autres avec un contrat de 10 milliards de dollars signé avec le Pentagone. L’administration américaine a préféré Joint Enterprise Defense Infrastructure aux serveurs d’Amazon. Motivée par des besoins spécifiques de l’armée et des institutions, l’entente fut entérinée en octobre 2019. Microsoft est derrière cette attaque dans les règles. L’équipe de Bill Gates a su profiter des relations conflictuelles entre Donald Trump et Jeff Bezos. Ce dernier est d’ailleurs revenu à la charge en accusant le président américain d’avoir agressé son entreprise publiquement et dans les coulisses des hautes sphères politiques. Le dossier judiciaire est en cours et semble profiter au camp de Joe Biden, l’actuel locataire de la Maison Blanche.

Un marché très concurrentiel pour les acteurs du Cloud

Pour l’heure, JEDI n’est pas encore un véritable adversaire qui peut mettre KO AWS. Son contrat de 10 milliards de dollars représente à peine 4 % de son chiffre d’affaires annuel. Cela dit, ce coup rappelle que rien n’est jamais acquis dans l’univers du business numérique, surtout pour les acteurs du Cloud Computing. Ce secteur connaît une croissance de l’ordre de +31 % à partir de 2017 d’après le rapport Gartner. Cette opportunité a attiré les nouveaux venus, mais les géants d’Internet sont aussi dans la course. Microsoft et Google ont dernièrement accéléré le développement de leurs offres. Elles ont ainsi pu accroître leurs clientèles respectives. Alibaba cherche également à se faire une place avec plus d’un milliard de Chinois à séduire. Les récents documents mettent en évidence un recul de 1,4 % sur la part de marché d’AWS. Elle est passée de 49,4 % à 48 %.

Microsoft peut donner du fil à retordre aux responsables des services Internet d’Amazon. L’éditeur de Windows parvient à surfer sur les tendances du moment. Il propose le Cloud Hybride (1) et le Multicloud. Le premier volet permet d’associer les serveurs locaux avec des stockages offshores. Pour l’autre configuration, la personne a recours à plusieurs plateformes. Ces modes opératoires plaisent aux entreprises en quête de performance et qui ne veulent pas être dépendantes d’un seul prestataire. Amazon tente de leur expliquer qu’un mélange de plusieurs plateaux réduit l’efficacité. Le groupe martèle qu’une solution 100 % AWS assure une plus grande souplesse. Cette idée fixe lui a coûté la perte d’une partie de son marché.

En décembre 2019, une menace supplémentaire a assombri le ciel d’AWS. Selon le média spécialisé Bloomberg, les forces de l’ordre américaines chargées d’observer la concurrence la soupçonnent d’abuser de son statut de leader du marché. La Federal Trade Commission pense que l’entreprise discrimine les partenaires qui osent travailler avec d’autres fournisseurs de solutions Cloud Computing. Restée discrète sur le sujet, la même FTI est mandatée par les autorités antitrust américaines pour faire pression sur les grands groupes qui peuvent se verser dans des pratiques abusives. Elle a également Google et Facebook dans son collimateur.

Les activités de AWS sont rentables en dépit d’une rude concurrence

AWS doit sa croissance à Andy Jassy. Diplômé de Harvard en 1997 a intégré le groupe la même année et devient assistant de Jeff Bezos. Il accède au fauteuil du président directeur général de Amazon Web Services à son lancement en 2006, il a fait gagner 25,7 milliards de dollars à sa maison mère pour 2018. Ce qui représente approximativement 10 % du chiffre d’affaires total du numéro un mondial de la vente en ligne. En 2019, Amazon a remporté 240 milliards de dollars. Pendant la même période, les bénéfices opérationnels d’AWS ont atteint 7,3 milliards de dollars contre 10,1 milliards pour l’ensemble des activités du groupe.

Voici quelques chiffres pour une meilleure compréhension de l’enjeu du Cloud

  • 32 441 milliards de dollars : c’est le poids total du marché des services de stockage de données et des applications en ligne. (Gartner, juillet 2019).
  • 47,8 % de cette manne financière appartient à AWS qui reste leader de son secteur avec un revenu annuel moyen de 15 495 milliards de dollars.
  • 15,5 % des recettes vont pour Microsoft qui gagne 5 038 milliards de dollars par an.
  • 7,7 % sont actuellement détenus par le chinois Alibaba. Le cloud rapporte 2 499 milliards au groupe de Jack Ma.
  • 4 % de part de marché vaut à Google sa quatrième place dans le classement. Ce rang équivaut à 1,314 milliard de billets verts tous les ans.

1,8 % soit 577 millions de dollars sont tenus par IBM qui a failli faire partie du top 5.

Le secteur porteur qu’est le Cloud totalise 20 entreprises sur 100 sociétés opérant dans le domaine de l’informatique.

 

Yohann G.