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Définition SOC (Security Operation Center)

Véritable division antipiratage, le SOC a pour mission d’assurer la sécurité d’une entreprise ou d’une organisation. Son rôle revient à anticiper les menaces extérieures, mais également de surveiller et d’analyser les échanges numériques. C’est tout un dispositif technologique entre les mains d’un responsable qui passe ses journées améliorer le système de protection digitale déjà en place. Cet article vous démystifie le Security Operation Center (SOC).

Un outil d’analyse pour anticiper les cyberattaques

Souvent géré par des ingénieurs en cybersûreté ou des hackers reconvertis, le SOC constitue un véritable département à part dans les grandes sociétés. Les entreprises de taille plus modeste ont également de leur Sécurity Operation Center, même avec des moyens matériels et humains beaucoup moins importants. Dans les deux cas, le rôle du SOC est de mettre en place tous les dispositifs nécessaires pour se protéger contre les intrusions ou les sabotages.

La plupart du temps, le Centre de sécurité des opérations veille à ce que tous les processus inhérents au fonctionnement de l’entreprise ne comportent aucune faille. Les analystes collaborent étroitement avec les différents départements afin de gérer, mais surtout de contrôler les incidents. À ne pas confondre avec les techniciens de réseau et les informaticiens, les responsables SOC conçoivent et coordonnent une batterie de défenses contre une cyberattaque. Ces spécialistes interviennent au niveau des serveurs, de l’intranet, de la Data Center et du site Web officiel. Ils veillent également à ce que l’application mobile soit sécure, si l’entreprise en dispose.

Le fonctionnement d’un SOC change d’une société à l’autre

Chaque entreprise a sa propre particularité, en fonction de ses activités. Il en est de même pour son SOC, qui s’adapte en conséquence. Cela dit, les techniciens rattachés au Security Operation Center font essentiellement de la prévention. Ils conçoivent des architectures digitales invulnérables aux intrusions externes. Les analystes travaillent souvent en équipe pour détecter les failles qui deviennent des portes d’entrée pour les hackers.

Les entreprises les plus performantes se dotent de centre de cybersécurité de pointe. Supposé garder une longueur d’avance sur les pirates, le SOC assure des tâches spécifiques telles que l’analyse de données cryptées. Il lui arrive aussi de simuler des attaques informatiques pour réagir efficacement le moment venu. Parfois, des experts du hacking bienveillant (white hat) sont conviés à prendre part à la mise en place des protections digitales. Contre toute attente, les as du piratage parviennent à déjouer les mots de passe des grandes entreprises du CAC40 en quelques minutes.

Une sécurité opérationnelle exige une véritable stratégie

La mise en place d’un SOC comprend plusieurs paliers. L’entreprise a intérêt à élaborer toute une stratégie pour rester à l’abri des incidents.

  • La société doit commencer par définir ses objectifs en termes de cybersûreté. Dans certains cas, un bon antivirus et un pare-feu suffisent à filtrer les échanges de courriels.
  • Il est important d’identifier les véritables menaces. Le portail Web d’une marque populaire suscite plus la convoitise des hackers que le site d’une association à but non lucratif.
  • Les départements ou les flux à protéger sont à lister afin d’apporter des solutions adaptées. Souvent, ce sont surtout les paiements en ligne et les données privées qu’il faut préserver des interceptions.
  • Le déploiement des moyens technologiques voire le recrutement de responsables de la sûreté informatique dépend des besoins réels de l’entreprise.

Une multitude de paramètres pour assurer la sécurité

Les moyens technologiques au sein d’un Centre de sécurité opérationnelle sont conditionnés par le budget.

  • L’infrastructure est basée sur un système de pare-feu.
  • La sécurité est assurée par des IPS/IDS qui détecte les intrusions.
  • Des solutions automatisées de repérage de failles informatiques sont indispensables.
  • Les technologies de type sondes pour tester la sûreté digitale (SIEM) seraient les bienvenues.
  • Un gestionnaire et analyseur des flux de données axé sur la télémétrie est requis.
  • La protection découle aussi d’un meilleur contrôle des paquets d’échanges avec l’extérieur, notamment grâce à l’optimisation du protocole syslog.
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Un système tenant en compte le facteur humain

Le SOC ne se contente pas de surveiller la vulnérabilité des réseaux et des sites. Il veille à ce que les données sensibles soient protégées conformément aux standards de qualité et à la réglementation en vigueur. En d’autres mots, les analystes n’excluent pas la possibilité d’avoir une « taupe » dans l’entreprise. Jusqu’à preuve du contraire, ils considèrent les membres du personnel comme une potentielle source de menace informatique. Dans certains cas, il suffit d’insérer une clé USB infestée par un Spyware pour ouvrir la voie à un pirate. Il y a également les pièces jointes des courriels.

Les chargés de la sécurité cybernétique au sein d’une entreprise doivent éduquer les collaborateurs. Il leur appartient de rappeler les gestes qui pourront éventuellement être fatals. Ils n’auront pas à jouer le rôle de moralisateur. Ce sont davantage des systèmes de filtrage, de scan ou d’analyse en temps réel qu’ils mettent en place. Employés et dirigeants sont sensibilisés sur la possibilité d’être attaqué de multiples manières. D’ailleurs, il revient aux responsables du SOC d’instaurer un dispositif de sécurité concret. Ils établissent la restriction de l’accès à certains ordinateurs ou dossiers numériques confidentiels.

Des flux de données surveillés en permanence par un tiers

Comme beaucoup d’autres acteurs dans le domaine du numérique, l’InfoSec Institute a fait du SOC sa spécialité. Cette entité recueille les données sur les éventuelles menaces digitales. Elle met en évidence la vulnérabilité d’une entreprise ou d’une organisation disposant d’un parc informatique. Cette pionnière de cybersécurité réitère la nécessité d’avoir des analystes externes qui veillent en permanence à l’apparition d’incident. Le système déployé par un prestataire devient salutaire pour une société qui n’a pas forcément les moyens humains et technologiques pour se défendre.

Les experts en SOC rencontrent un franc succès grâce à l’automatisation. Ils mettent en place des programmes qui veillent 24/7 sur la sécurité cybernétique de leurs clients. Ce sont des algorithmes d’analystes capables de reconnaître et de bloquer les éventuels dangers. Il s’agit d’un véritable business lucratif qui emploie des centaines d’experts. Certains de ces professionnels de la sûreté digitale sont d’anciens pirates. Heureusement, des contrats et des cahiers de charge stricts encadrent leur nouveau métier.

De bonnes raisons d’investir sur un Security Operating Center

Le SOC et la cybersécurité restent accessoires pour de nombreux chefs d’entreprise. Souvent, ils se focalisent sur leur cœur de métier jusqu’au jour où un incident arrive. Lorsque l’hypothétique menace se transforme en véritable attaque, les conséquences sont généralement catastrophiques. Ce sont des demandes de rançon, la fuite de dossiers confidentiels des clients ou bien la perte de l’exclusivité sur un prototype. Beaucoup de marques préfèrent la réaction à l’anticipation.

Bien que la mise en place d’un centre de sécurité digitale opérationnelle coûte son prix, elle apporte son lot d’avantages. C’est une manière de pérenniser l’investissement et les longues années de dur labeur contre l’espionnage industriel. Il s’agit aussi d’un moyen de mieux contrôler les échanges avec l’extérieur. En effet, les incidents et les tentatives d’intrusion sont détectés en temps réels. Ils font l’objet de rapports détaillés en vue améliorer le système de protection déjà en place sans provoquer la paranoïa.

 

Yohann G.