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La panne géante de Facebook (enfin) expliquée

Dans la soirée du 4 octobre 2021, les utilisateurs de Facebook ont vécu une expérience inédite. Pour la première fois depuis sa création en 2004, le réseau social le plus populaire au monde connaît une panne planétaire de plusieurs heures. Les autres plateformes du groupe Meta : Instagram, Messenger ainsi que WhatsApp ont également disparu par la même occasion. Voici les éclairages sur cette interruption généralisée de 6 h qui a coûté 6 milliards de dollars à Mark Zuckerberg.

Comme si Facebook n’avait jamais existé…

Pour un rappel des faits, Facebook a subitement disparu d’Internet le 4 octobre vers 18 h. Les chemins qui mènent vers les serveurs de Meta ont tous été effacés, comme par enchantement. Le Border Gateway Protocol (BGP) qui équivaut à une carte routière Michelin d’Internet ne laisse aucune trace des sites de Mark Zuckerberg. Les différents services gratuits et lucratifs qu’ils proposent ont également été indisponibles pour de très longues heures.

Le BGP est comme une carte routière indiquant tous les chemins menant vers un site. Partagé avec les autres acteurs du Web, ce protocole permet de se connecter sur Netflix, Amazon ou n’importe quelle plateforme. Au moment de la panne, ce guide n’a tout simplement pas affiché les issues menant vers Facebook et ses réseaux sociaux. Les ordinateurs et les Smartphones ont réagi comme s’ils n’ont jamais existé.

Lors du black-out, les messages d’erreur sur l’écran des internautes évoquent un problème de nom de domaine (Domain Name Systems). Ce dernier contribue également dans l’identification d’un site. En d’autres termes, Facebook était ignoré par les serveurs et les ordinateurs pendant la panne. Le DNS va de pair avec l’adresse IP, une série de chiffres que les smartphones ou les PC reconnaissent.

Une erreur humaine coûtant 6 milliards de dollars

Vraisemblablement, la panne n’émane pas de hackers nord-coréens ou d’acte de sabotage des adversaires de Facebook. La firme a apporté des explications techniques qui tendent vers l’erreur de manipulation en interne. Cette piste se confirme par la chronologie des faits. Peu avant la déconnexion généralisée, le groupe Meta effectue un entretien de routine de son protocole BGP. Il s’agit de la carte collaborative montrant les chemins vers les noms de domaine appartenant à la société.

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La maison mère de Facebook gère ses propres serveurs et infrastructures en interne. Les techniciens chargés des mises à niveau ont tout simplement commis une erreur humaine. D’ailleurs, le patron de la firme de Silicone Valey s’est excusé de la coupure et des désagréments qu’elle aurait causés aux abonnés. Mark Zuckerberg s’est dit être « désolé », dans sa toute première publication après l’incident.

Le bug planétaire de quelques heures a touché 3,5 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux à travers le monde. Beaucoup ont dû renouveler leur souscription croyant avoir épuisé leur forfait de datas. D’autres ont redémarré leurs appareils plusieurs fois. Le SMS et les autres réseaux sociaux ont pris le relais, mais la panne laisse un gouffre financier pour Facebook, une société cotée à la bourse de New Yord (Nasdaq). Ce fut le premier épisode de toute une série nouvelas, puisque Meta a perdu le quart de sa valeur soit 220 milliards de dollars en février dernier. À suivre.

Yohann G.