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OVH, le Cloud Computing Made in France

Référence en matière de Cloud Computing et d’hébergement Web, OVH déploie différentes gammes d’offres. Ce sont des prestations pour les professionnels, mais également des services à destination des particuliers. Dans un secteur dominé par les géants américains tels que Amazon, Microsoft, ou Google, cette irréductible entreprise tricolore maintient sa croissance.

OVH, géant français de l’hébergement Web et du Cloud Computing

Née de l’imagination d’Octave Klaba en 1999, OVH est une société de droit français dont le siège social est à Roubaix. Désormais appelée OVHCloud, elle fournit des moyens technologiques en ligne permettant aux entreprises de mener leurs activités digitales. En dépit du fait qu’elle est encore en pleine croissance sur le plan international, cette entreprise a acquis le statut de leader européen de l’hébergement Web et du Cloud Computing. Avec 32 Data Center déployés dans une vingtaine de pays, elle a son mot à dire face aux mastodontes d’Internet.

En tant qu’hébergeur Web, le groupe compte 18 millions d’applications à son actif. Des milliers d’instances Cloud figurent aussi dans le large éventail d’activités de cette entreprise. Ce déploiement repose sur des datas center basés sur le Vieux Continent. L’Hexagone possède 8 sites du côté de Roubaix. 4 autres sont à Strasbourg. Puis, il y a deux installations distinctes à Gravelines.

Le numéro 1 national du Cloud ne concentre pas ses serveurs à Paris. Le rapprochement géographique a des répercussions positives sur la performance. Moins centralisées, les infrastructures sont sécures en plus de respecter la conformité. Par ailleurs, la relation client est mieux gérée avec des équipes qui se trouvent près des utilisateurs. Ces derniers sont éparpillés dans 140 pays. Ils seraient environ 1,6 million à profiter couramment des offres de la boîte. Parmi eux figurent 14 sociétés du CAC 40. 35 grands sites d’e-commerce lui accordent confiance.

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Des millions de clients et des centaines de milliers de serveurs

Depuis 2017, OVH maintient une politique d’expansion hors de l’Hexagone. Actuellement, l’entreprise détient 6 Data Center au Québec. Pour les États-Unis, elle a un site à Vint Hill. 2 autres sont implantés à Sydney pour servir la clientèle australienne. L’Asie du Sud Est n’est pas oubliée par la multinationale qui a des collaborateurs et des superordinateurs à Singapour. Cette cité État a bénéficié d’un doublement des moyens techniques disponibles au courant 2021.

En 20 ans d’existence, OVHCloud totalise près de 1,1 million de serveurs à son actif. 400 000 autres sont en production. Quelque 2400 employés s’attellent à la tâche pour déployer des technologies digitales compétitives à un prix abordable. Il y a une décennie, le « hubiC » était une prestation proche de celle de Dropbox. La firme a choisi une autre issue pour mieux faire face à la concurrence. Elle se concentre surtout sur les offres BtoB à destination des développeurs et professionnels en quête d’un partenaire Web de confiance.

Celle qui se surnomme la licorne française est dans le Top 8 des principaux acteurs de serveurs en ligne. Les médias estiment que l’entreprise enregistrée à Lille Métropole aurait engrangé 632 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2020. C’est un résultat probant en pleine pandémie du Covid19. La moitié des recettes a été réalisée hors de la France. Le fondateur et actionnaire majoritaire Octave Klaba détiendrait une fortune personnelle de 2,4 milliards d’euros selon le magazine Challenges.

Spécialiste tricolore des services dédiés

Un serveur dédié se destine à un client en particulier. Il est conçu de manière à offrir à l’entreprise un moyen digital indispensable à ses activités. OVH est spécialiste de ce genre de service personnalisé avec un ensemble de six gammes distinctes. Les utilisateurs paient les prestations en ligne entre 60 et 1600 € par mois avec des offres à la carte pour les clients les plus exigeants. Les performances et les spécificités techniques dépendent des besoins de chacun.

Lancés depuis début 2021, Scale et High Grade sont des serveurs digitaux dédiés aux grandes entreprises. Ces groupes jouissent de bande passante haute performance ainsi qu’une disponibilité maximale des workloads. Quoi qu’il en soit, ces deux offres sont destinées pour les États-Unis, le Canada et une partie de l’Europe. Elles ont le mérite de permettre des tâches très intensives. Le stockage par logiciel (SDS), l’infrastructure hyper-convergée (HCI), la virtualisation des données ou la conteneurisation figurent parmi les fonctions possibles.

Concrètement, OVHCloud détient un parc informatique de très grande taille. Les PC sont équipés de processeur AMD Epyc ou de puce Intel Xeon Gold. L’agrégation de lien est une autre particularité des installations techniques. Ce qui assure 99,99 % de disponibilité avec presque autant de sécurité. Pour la gamme Scale la bande passante des 6 serveurs atteint 25 Gb/s. Ce débit est double pour High-Grade qui compte 10 serveurs.

Un opérateur majeur dans le domaine du VPS

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Ne quittez surtout pas, l’article devient intéressant à partir d’ici. OVH propose des offres à 3,59 €. C’est le prix pour un serveur privé virtuel (VPS). Il y a même plusieurs choix possibles pour bien profiter du Web. Avec un VPS SSD de moins de 4 € par mois, vous avez un disque dur externe dematérialisé avec une sécurité garantie. Les choses sérieuses commencent avec un abonnement mensuel de 9,59 €. Vous pouvez disposer d’un Cloud RAM. La mémoire vive de votre ordinateur gagne en performance.

Vous avez un espace de stockage et de ressources informatiques distantes en quelques clics. Les serveurs virtuels pour le grand public incluent des fonctionnalités additionnelles. Il y a notamment les panneaux de gestion Web pour mieux organiser vos instants de navigation. Il est aussi possible de bénéficier d’une protection Anti-DDOS. D’autres outils complètent les principaux services VPS OVH pour en faire de véritables couteaux suisses.

D’après un site spécialisé, OVH figure dans le top 5 des prestataires phares du Virtual Private Server. Le classement inclut Hostinger, qui met en avant la localisation européenne de ses machines. PlanetHoster pour sa part brandit l’hybridCloud, une solution intégrée facilitant la tâche aux utilisateurs. 100 % français, LWS recueille les meilleurs avis de Webmasters. IONOS est également dans la mêlée avec son réseau tentaculaire de data center.

Ce qui arrive lorsqu’un data center prend feu

Mars 2021, les data center de Strasbourg ont été ravagé par les flammes. Ce tragique événement rappelait à tous les opérateurs du Web que toute l’industrie numérique repose encore sur des installations matérielles. À l’époque, le sinistre a mis à genou plusieurs sites français. Les éditeurs ont dû faire preuve de patience pendant plusieurs jours jusqu’à ce que les techniciens d’OVH ont pu rattraper les dégâts. Certains clients ont à jamais perdu de précieuses données.

Pour se rattraper, OVH propose la gratuité de la récupération et la sauvegarde des datas. Octave Klaba a annoncé que cette mesure concerne l’ensemble de sa clientèle. Cette grande première fut dévoilée sur les micros de BFMTV. Le PDG du groupe indique que les autres acteurs dans le domaine du Cloud devrait suivre son exemple. Quoi qu’il en soit, l’incident strasbourgeois a revu à la hausse les ambitions de l’entreprise.

La firme a ainsi programmé la réouverture de plusieurs data center dans la région parisienne. Ces installations sont uniquement destinées à la sauvegarde des contenus dupliqués pour back-up. OVHCloud a également mis à jour l’entièreté des dispositifs anti-incendie de ses sites. En effet, les centres dédiés aux données répondent à des normes strictes, mais le 0 risque est encore loin d’être une réalité dans l’ensemble de l’industrie.

Acteur incontournable du stockage en ligne

Outre les VPS, OVH est également un acteur clé dans le domaine du Cloud Computing grand public. L’entreprise suggère des machines virtuelles et un service de stockage de données. La prestation repose essentiellement sur le système OpenStack. Cette technologie ouverte assure surtout une bonne réversibilité. Cela implique que le client peut garder ses datas et les applications s’il décide un jour de changer de fournisseur. Toute la manipulation s’effectue dans une sécurité optimale.

Grâce aux serveurs virtuels, les usagers profiter de la puissance d’un CPU et d’une RAM disponible pour eux à partir des data center. Ils bénéficient également d’une capacité de stockage suffisante à tout instant. Cette extension du PC en ligne est tarifée à l’heure. L’utilisateur peut à tout moment upgrader son système informatique à distance sans rencontrer un protocole de réinstallation. Quoi qu’il en soit, les machines virtuelles d’OVH sont hautement disponibles, faciles à prendre en main et surtout portables à souhait.

Le terme OpenStack indique une solution Cloud en open source avec de multiples applications prêtes à l’emploi. Avec des mots simples, c’est un mode de stockage où les données ne sont pas enregistrées en blocs, mais avec des ressources dédiées. En 2015, OVH a fait sensation lors de sa participation à un événement consacré à cette technologie. À l’époque la baie virtuelle vRack était une innovation.

Avantages des PC virtuels pour les particuliers et professionnels

Grâce aux ressources digitales virtuelles :

  • Le client n’a pas à investir sur un coûteux parc informatique.
  • La migration d’une application vers le Cloud est beaucoup plus facile.
  • Les montées en charge pour un site deviennent plus simples à gérer.
  • L’analyse de Big Data s’effectue avec une meilleure vitesse.

Pour le stockage Cloud, OVH propose de sauvegarder les données sous forme d’objet. Assimilable à des disques durs externes à distance, OpenStack Swift assure l’archivage à très long terme. La capacité est extensible à volonté. Cela dit, la prestation ne coûte presque rien avec seulement un abonnement mensuel de 0,04 € par Gigaoctet. Le système est en mesure de gérer 200 entrée et sortie par seconde. Les usagers peuvent aussi adhérer à l’offre high speed à 0,08 € HT/Go qui combine jusqu’à 3000 opérations.

Une référence en matière de Cloud privé

Le Private Cloud d’OVH est destiné aux entreprises qui ont besoin de ressources plus importantes pour fonctionner. Les avantages tels que la réversibilité et la sécurité sont les mêmes que pour le grand public, mais avec des capacités nettement supérieures. En effet, la firme peut réserver tout un Data Center pour une entreprise. Les infrastructures hardware d’un site peuvent alors lui être consacrées à 100 %.

logo vmware

Pour le BtoB, OVH utilise le système VMware. Concrètement, l’usager peut créer autant de PC virtuels qu’elle souhaite. Elle profite de l’efficacité de l’interface vSphere. Pour chaque Software Defined Datacenter (SDDC), le client professionnel a deux hosts avec processeurs Intel ainsi qu’une paire de datastores avec plusieurs disques de stockage. Cette prestation est facturée à 567 € par mois. Un pack 64 bits de 1297 € est également disponible. Basé sur une architecture full flash NVMe, il est pour les applications demandant une plus grande puissance de calcul.

Dans l’univers du Cloud en 2021 :

  • Google est en tête du Cloud, notamment grâce à son avance sur la gestion d’instance.
  • Amazon Web Services et Microsoft Azure sont sur les deux autres marches du podium.
  • Le marché enregistre une croissance de 24 %. Ce qui en fait un secteur sans crise.
  • SAP, Oracle et IBM sont toujours dans la course, mais restent des traditionalistes.
  • Des nouvelles venues telles que Zendesk et Workday parviennent à attirer l’intérêt.

Une multitude de services déployés pour les professionnels et l’État.

Dans le cadre de son Cloud privé, OVH suggère un riche catalogue de prestations. Les usagers ont droit à des prestations comme l’Anti-DDoS, vRack, vScope, NSX ou Academy. À cela s’ajoutent des Images & Licences ainsi que le Veeam Backup. L’utilisateur peut également gérer les adresses IP. À la rentrée 2021, la firme tricolore a obtenu la certification de l’ANSSI. Grâce à l’aval de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, elle a commercialisé son Hosted Private Cloud. Cette prestation est conçue pour l’administration française ainsi que les organismes qui en dépendent.

Les datas center de Roubaix et de Strasbourg sont dédiés aux besoins des organismes liés à l’État. D’autres sites vont aussi pouvoir être consacrés à cette mission. Outre le pouvoir public, les entreprises stratégiques profitent des avantages du Hosted Private Cloud. Cet équivalent des services pour VIP propose d’un large éventail de prestations à la carte, haut de gamme et avec une sécurité renforcée. Les installations OVH sont titulaires du label SecNumCloud relatif à la protection optimale des données. La firme répond aussi aux critères Cloud de Confiance, un certificat européen.

Faits anecdotiques, OVH a déjà hébergé des sites de partis activistes dans le tiers monde dans le passé. Ce qui place son fondateur et actionnaire majoritaire dans le viseur des gouvernements étrangers. Les services de renseignements britanniques et l’agence américaine de la sécurité se sont informés sur ses activités. Wikileaks a choisi OVH après avoir été banni d’Amazon Web Service. Ce site est surtout connu pour la publication de documents compromettants pour les puissants de ce monde.

Un nom à retenir dans le Cloud Gaming

OVH est sur le point de détenir le meilleur Cloud Gaming de France. De très nombreux prestataires ont prétendu à ce statut. Le Tribunal de Commerce de Paris a choisi celle d’Octave Klaba. Ce dernier a fait l’acquisition de la startup Blade, éditeur de Shadow pour pouvoir entrer dans le club fermé des fournisseurs capables de gérer des données relatives aux jeux. L’homme d’affaires a mobilisé à cette occasion son fonds d’investissement Jezby Ventures.

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Shadow est un service de Cloud Gaming pour jouer sur n’importe quel écran connecté. Le tout repose sur le Cloud. Un simple abonnement permet de jouir de la puissance d’un PC gamer disponible à distance. L’utilisateur peut ainsi s’amuser depuis son téléphone, une tablette ou la smart TV. Le système s’apparente au streaming. Ce genre de configuration existe, mais reste une spécialité d’une poignée de prestataires.

Shadow marque un point sur ses concurrents

Bien avant qu’OVH s’intéresse au Cloud Gaming, les géants d’Internet ont développé leurs technologies respectives. Désormais, la firme française tient tête à des entreprises spécialisées telles que Nvidia GeForce Now, Amazon Luna et Google Stadia. Le détenteur de Shadow compte se distinguer avec la mise à disposition d’un PC virtuel complet qui ne se limite pas au jeu. Cela n’a jamais été tenté par les concurrents. Une bonne connexion Internet suffit alors à jouir des fonctionnalités de Windows 10 depuis une Smart TV ou une tablette.

Avant le rachat par OVH, la startup Blade a pu se développer grâce aux levées de fonds. L’éditeur aurait réuni près de 100 millions de dollars depuis sa création. Victime de son succès, la société a croulé sous le poids des précommandes. En dépit de ses 100 000 utilisateurs, elle a failli mettre la clé sous la porte. Son fondateur Jean-Baptiste Kempf et les employés ont cherché à racheter l’entreprise. Octave Klaba a gardé l’ensemble du personnel sauf l’ancien patron. Les changements de tarifs restent encore à vérifier pour Shadow.

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Le prestataire que les télétravailleurs devront remercier

Alors que la pandémie du Covid19 était à son paroxysme, les télétravailleurs étaient la cible privilégiée des hackers. Selon l’autorité nationale chargée de la sécurité informatique (ANSSI), les cyberattaques ont augmenté de 400 % en 2020, comparées à l’année précédente. Dans ce contexte, Thales a décidé de se tourner vers OVHCloud. La multinationale a notamment accordé sa confiance à ce prestataire pour gérer sa messagerie cryptée baptisée Citadel Team.

Avec OVH, les données sont protégées pendant leur transit, mais également au repos. Citadel Team est utilisé par le tiers des grandes entreprises du CAC 40. Il exploite un chiffrement identique dans les 50 pays membres de l’OTAN. Faisant l’objet d’un label mis à jour en 2021, les données sont préservées contre toute tentative de vente ou d’intrusion. Elles sont surtout gardées en France où les installations d’OVH sont hautement sécurisées.

Alternatif à WhatsApp, Skype ou Google Meet, Citadel Team propose la vidéoconférence sans prise de tête. Cet outil de communication des grandes boîtes permet d’émettre des appels de groupe ainsi que le partage d’écran. De nombreux clients professionnels ont pu maintenir leur productivité alors que le Coronavirus a ralenti les affaires. Autre avantage de taille, la plateforme hébergée par OVH est gratuite. Des fonctionnalités complémentaires ont été ajoutées pour davantage aider les usagers.

Entreprise active dans le domaine de l’intelligence artificielle

OVHcloud propose une offre pour l’analyse de données. Baptisée Data Processing, cette prestation existe depuis 2020. Il utilise Apache Spark. Ce framework open source simplifie et accélère les tâches liées au Big Data. Le GPU est facturé à l’usage. Plusieurs types de traitements sont suggérés en fonction des besoins du client. Dans un premier temps, le service était créé pour les challenges internes d’OVH qui comptait alors 2200 collaborateurs. Les Data Scientists du groupe exigeaient un outil de travail à la hauteur des ambitions de la firme, mais avec des coûts maîtrisés.

2021 marque l’entrée en scène de OVHCloud dans l’univers de l’intelligence artificielle. Son service AI Training est né cette année. Grâce à cet outil, les clients pourront entraîner leurs propres modèles de raisonnement automatisé en toute facilité. La puissance de calcul des serveurs du groupe permet d’accélérer l’apprentissage pour la machine. De plus, les capacités sont extensibles pour inviter les usagers de rester à la pointe de la technologie IA.

Branding et déploiement en Inde

Pour célébrer ses 20 printemps, OVH a greffé à son nom le terme Cloud qui fait l’essence même de la boîte. Ce changement reflète la priorité pour la firme qui tend à diversifier ses activités. Quoi qu’il en soit, le nuage informatique constitue près de 70 % de ses revenus. Le branding d’octobre 2019 marque également la lancée dans une conquête du monde. Le CEO de la multinationale, Michel Paulin indique que dans son expansion, la société continuera de prôner la simplicité de ses solutions. Les clients ont une grande facilité à extraire les données et à utiliser la fonction multicloud.

Depuis 2017, OVH est présent sur le marché indien. Le groupe français a commencé avec l’achat du VMware vCloud Air. Le pays de Gandhi continent est leader dans le domaine du Cloud pour toute l’Asie et le tiers monde en général. La croissance locale d’OVH se poursuit avec une évolution de 60 % pour la seconde moitié de 2020. L’ouverture d’un complexe recherche et développement à Bangalore, puis à Mumbai assure le déploiement indien. Le groupe collabore surtout avec les startups sur le sol indien. L’offre go-to-market leur permet de partir à la conquête du monde.

En Europe, le groupe français tient tête aux concurrents californiens

Lors d’une interview accordée à L’Usine Nouvelle, le fondateur d’OVH explique que le groupe est sur le point de développer un écosystème européen capable de concurrencer les GAFAM. Google, Amazon, Facebook, Apple et tous les autres pourront ainsi voir leur clientèle européenne se rétrécir à vue d’œil au profit d’un prestataire français. Pour cause, les utilisateurs encourent un risque avec l’application de Cloud Act. Cette loi fédérale américaine oblige les fournisseurs à dévoiler des renseignements sur une personne, une société ou une thématique si le gouvernement le demande.

Sur le sol européen, OVH revendique être une alternative saine aux offres d’outre-Atlantique en matière de Cloud Computing. Le groupe met en avant des valeurs telles que la transparence, la réversibilité, mais surtout le respect des données personnelles auquel les Européens tiennent énormément. Dassault Systèmes et OVH ont redéfini les traits d’un Cloud de confiance. Mandatées de cette mission par le ministre de l’économie, les deux entités ont établi un cahier des charges pour les données critiques. Les recommandations ont été remis au gouvernement.

Début 2020, OVH rejoint Point de Contact. C’est un symbole fort de son engagement contre les contenus préjudiciables. Ainsi, les experts de la structure associative prêtent main forte au groupe lorsque les informations tendent vers l’illégalité. Cette collaboration lui permet d’être plus réactif et d’offrir une meilleure protection aux clients de ses serveurs. Les vidéos, textes et autres fichiers prohibés pourront rapidement être effacés et bannis de ses installations.

Au cœur d’une offensive européenne de grande envergure

L’engagement ferme d’OVH dans le projet Gaia-X reste fidèle à ses valeurs. C’est une offensive européenne contre les entreprises américaines et chinoises spécialisées dans le Cloud Computing. Mené conjointement par la France et l’Allemagne, c’est aussi une manière d’asseoir la souveraineté des groupes focalisés sur le Web mais basés sur le Vieux Continent. Lancée en 4 juin 2020, il s’agit d’une infrastructure en réseau fédérant les principaux fournisseurs de Cloud. Les institutions étatiques et les utilisateurs sont également impliqués.

Gaia-X est un métacloud européen. Il prend la forme d’un référentiel. Il procure l’exemple en matière de localisations de données et de certifications avec plusieurs types de services. Concrètement, ce catalogue de solutions comporte des offres validées. Les membres de cette initiative viennent de différents secteurs. Au nombre de 24, les fondateurs comptent parmi eux OVHcloud, Orange, Atos, EDF, Docaposte, Safran, Outscale ainsi que Scaleway. Les acteurs allemands Deutsche Telekom, Siemens sont aussi dans la liste aux côtés de Bosh et BMW.

Partenariat avec Google sur le sol européen

Google et OVH ont annoncé leur collaboration stratégique en novembre 2020. Ce partenariat relance une fois de plus l’ambition du groupe français de créer une solution Cloud européenne facile d’accès. Elle se destine aux organisations et entreprises qui souhaitent passer à l’ère numérique. Le système proposé répond aux critères de protection des données. Le joint-venture devrait aussi aboutir à la naissance d’une application cloud-native.

Le nouveau Cloud privé utilise la technologie Anthos de Google, mais reposera entièrement sur l’infrastructure OVH. Les clients auront surtout la certitude que leurs données sont traitées en Europe est à l’abri d’une mainmise du gouvernement américain. L’offre s’adresse surtout aux entreprises européennes, mais les sociétés américaines pourront aussi en profiter. D’ailleurs, il s’agit d’une manière d’étendre le marché de Google Cloud sur le vieux continent Europe sans hérisser les poils des prestataires de services Internet européens.

Développement de prestations en open source

À l’été 2020, OVH achète OpenIO dans l’optique de renforcer son service de stockage de données sous forme d’objets. Le montant de l’acquisition est gardé secret, mais elle devrait booster le savoir-faire du groupe. Son écurie compte désormais une entreprise spécialisée en sauvegarde. L’éditeur a le mérite d’avoir mis au point un logiciel scalable, hardware agnostic et surtout open source. Quoi qu’il en soit, il permet de répondre aux besoins des grandes sociétés avec un trafic important.

Comme beaucoup de startups, OpenIO a pu démarrer grâce aux levées de fonds. L’entreprise a rassemblé près de 5 millions de dollars depuis sa création en 2015. Cette société de 30 employés gère une quarantaine de portefeuilles clients. Son CEO, Laurent Denel rassure que les solutions initialement proposées en open source le resteront. C’est une valeur chère à OpenIO que OVHcloud partage. Les deux mettent au point Switch, un service complémentaire aux catalogues de prestation de Openstack. Le stockage de datas par objets n’impacte pas sur le prix qui demeure attractif.

Soutien inconditionnel et développement de prestations en open source

L’Open Invention Network (OIN) a vu l’adhésion d’OVH fin 2020. C’est un mouvement de soutien des logiciels Open Source. Il défend la liberté d’action sous Linux. OIN est né de la concertation de 5 grandes entreprises leaders dans leur domaine respectif. Google et IBM sont les fondateurs aux côtés de NEC, Sony et Philips. Toyota et SUSE figurent également parmi les chefs de messe de cette communauté qui totalise 3300 membres. Le mouvement est derrière 1300 application et brevets émanant de secteurs tous azimuts.

Le portefeuille de brevets Linux permet à OVH de promouvoir l’innovation collaborative. Son soutien à la communauté Open Source matérialise son attachement à l’ouverture en matière de Cloud. Le cofondateur de la firme, Miroslaw Klaba martèle que le nuage accessible est une manière de convier tout le monde à contribuer librement au progrès. De son côté, Keith Bergelt, patron de l’Open Invention Network qu’il est primordial de se protéger contre les trolls de brevet. Ces réclamations de la propriété intellectuelles entachent l’univers du Web.

Titulaire d’un certificat de sécurité SecNumCloud

Véritable bible pour les fournisseurs de Cloud, la certification SecNumCloud n’est accordée que pour les meilleures de la profession. OVH a acquis cette norme d’une sévérité extrême en janvier 2020. L’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information ou ANSSI lui donne un billet d’entrée dans le club très fermé des prestataires maîtrisant la technologie VMware, surtout la solution IaaS. De ce fait, les entreprises avec des activités sensibles pourront accorder leur confiance aux serveurs d’OVH. Les organisations classées comme délicates figurent également parmi son portefeuille clients.

Bon nombre d’Opérateurs d’importance vitale (OIV) et des fournisseurs de services essentiels (OSE) exigent la norme SecNumCloud. Les prestataires les plus à cheval sur la qualité sont aussi nombreux à compter sur cette certification. Pour Julien Levrard, l’un des cadres dirigeants d’OVHcloud, sa boîte a mis plus de 10 ans à décrocher la précieuse reconnaissance. Il lui a fallu maîtriser en profondeur la sécurité, la gestion des plans d’action pour rendre la plateforme sécure. Le certificat a également exigé l’entière concentration d’une équipe d’experts qualifiés.

La firme prône la sécurité pour tous

Le responsable SSI indique que cette norme évoque des services de confiance destinés au public élargi. L’approche industrielle de la firme rend la sécurité digitale accessible au plus grand nombre. Par ailleurs, l’entreprise a entamé une stratégie d’organisation physique stricte pour ses sites à Roubaix et Strasbourg. Ces deux centres de données hébergent les fondements de l’offre HostedPrivate Cloud. Les installations sont conformes au référentiel des autorités compétentes en matière de protection contre la cybercriminalité et le détournement des informations personnelles.

Les équipes d’OVHCloud ont appris à identifier et à écarter les menaces. Ce sont des compétences basées sur la pratique, mais également fournies par des partenaires techniques. Le groupe propose des contrats pour rassurer les usagers. Des papiers pourront être signés pour rassurer la clientèle sur la confidentialité des données qu’il gère ou stocke sur le Cloud. Seul un personnel restreint peut effectivement accéder aux informations. Par ailleurs, l’entreprise garantit le transfert en dehors de l’Union européenne par le prestataire en cas de réquisition des autorités américaines.

Société de droit français cotée en bourse

Face à Google Cloud et AWS, la part de marché de OVH à l’échelle mondiale reste modeste. Cela dit, le fournisseur de services d’hébergement et de stockage en ligne renverse la donne grâce à son introduction en bourse. Le groupe a obtenu l’approbation pour le document de référence indispensable pour ouvrir son capital aux investisseurs tous azimuts. En d’autres termes, l’Autorité du marché financier a déjà donné son aval. Il reste à savoir si l’entreprise française parviendra à obtenir 400 millions d’euros de capital supplémentaire lors de l’ouverture de la vente d’actions.

Wall Street Journal estime qu’OVH pourrait peser 4 milliards d’euros, grâce à son introduction en bourse. Quoi qu’il en soit, l’arrivée de nouveaux actionnaires permet de maintenir le cap et d’accélérer la croissance sur le continent européen et en dehors. En 2020, le marché du Cloud serait estimé à 120 milliards d’euros. Pour l’heure, les parts de gâteaux reviennent principalement aux multinationales américaines. Avec les fonds réunis, OVHCloud compte bien conquérir l’Asie, le Canada et les États-Unis. Les capitaux vont booster une croissance évaluée à 20 % en 10 ans.

Le monde ne sera pas pareil sans OVH

Beaucoup d’Internet se souviennent encore d’une journée sans Facebook. C’était une perte chiffrée en milliards pour Mark Zuckerberg, mais les abonnés se sont remis sans soucis. Avec une éventuelle disparition des serveurs OVH, les dégâts vont bien au-delà d’une interruption de la communication avec les « potes ». Si l’entreprise d’Octave Klaba arrête tout en 24 h, ce sera du sérieux. Les préjudices vont atteindre tous les secteurs.

L’incendie des sites de Strasbourg a suffi à freiner l’activité numérique de plusieurs grandes entreprises françaises. Lorsque les deux systèmes de base de données ont pris feu, quelque 3,6 millions de sites Web sont immédiatement tombés en panne. Ce sont des boutiques en ligne, des médias d’actualité, des marchés de la cryptomonnaie, mais également des banques avec de l’argent réel. Ce n’est pas tout, quelques plateformes du gouvernement français ont aussi subi de plein fouet les ravages des flammes. D’ailleurs, le sinistre a fait l’effet d’un tsunami jusqu’en Grande-Bretagne.

Si demain OVH n’est plus, seuls 2 % des sites avec « . fr » vont afficher un message d’erreur. Ce sont surtout des acteurs dans des domaines stratégiques ou représentatifs de la France à travers le monde. Puis, certaines plateformes avec suffixe « . org » vont aussi bugger. Les sites de jeu vidéo vont être des victimes de choix. Lors de l’incendie, des données ont été perdues à jamais sur environ 25 serveurs dédiés aux contenus ludiques et aux PC virtuels. Les entreprises reconnues pour leur maturité vont cesser de répondre aux courriels puisque leur service de messagerie électronique est hébergé chez OVH.

Tout le monde peut subir les conséquences

L’incendie des data center en mars 2021 est survenu en plein Paris Fashion Week. Bon nombre d’acteurs dans le domaine de la mode ont dû revenir aux moyens de communication plus traditionnels pour s’organiser. Les feux ont eu des répercussions en Afrique. Les pannes matérielles des SGBD strasbourgeois ont stoppé net toute activité en ligne d’AFRI-IX, un fournisseur d’accès Internet aves des millions d’abonnés.

Revenant sur cet événement, Kaspersky avance que même les cybercriminels rencontrent également des difficultés lorsqu’un incident survient dans un data center. Les serveurs de contrôle des malwares qu’ils rependent pour commettre leurs méfaits ont été emportés par le feu. Les menaces Charming Kitten, Bahamut, APT39 et OceanLotus.

Heureusement, la firme se relève de ses cendres

Selon le fondateur d’OVH, il faut environ 2 semaines de chantier intensif pour refaire le câblage d’un data center sinistré. Pour cette firme, les serveurs sont fabriqués dans les usines de Roubaix. Sur place, le personnel maintient une cadence haletante pour pouvoir livrer 10 000 serveurs en un mois. Quoi qu’il en soit, tout le monde prend des leçons sur ce qui était arrivé à OVHCloud. L’analyse des 300 caméras de vidéosurveillance tend à dire les flammes proviennent de système d’alimentation défaillant.

Cet incendie survient le lendemain d’une maintenance. Ce qui pourrait insinuer que le sinistre vient d’une erreur humaine. Le système a bien redémarré après des changements de pièces, mais l’étincelle de trop est observée beaucoup plus tard. Autre piste à explorer, le désastre est arrivé peu de temps après l’annonce de l’introduction en bourse de OVH. Les feux ont compromis la crédibilité des installations du leader national du Cloud Computing. Le challenger d’Amazon, Google et de Microsoft serait-il victime d’un sabotage ?

Yohann G.