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6 choses à savoir sur les procédés d’impression pour étiquette autocollante

Appliquées sur une vitrine de magasin, sur une voiture ou sur un mur, les étiquettes autocollantes possèdent un rôle majeur dans l’identification des produits d’une entreprise. Si la qualité d’un article se doit d’être irréprochable, son aspect visuel lui aussi se veut attrayant pour que les consommateurs veuillent l’acheter. C’est la raison pour laquelle les professionnels exigent l’excellence de l’impression de leurs étiquettes adhésives, quitte à débourser une somme importante pour leur production. Selon un fournisseur d’envergure mondiale, le marché de l’étiquette atteindra jusqu’à 45,22 milliards de dollars d’ici 2022 (chiffre Bobst – mai 2019). Quels sont donc les procédés d’impression des étiquettes autocollantes ?

Quelles sont les principales techniques d’impression utilisées ?

Avant d’être apposées sur un produit, les étiquettes passent par plusieurs étapes de fabrication. Il faut savoir qu’avant l’impression des étiquettes adhésives, l’imprimeur contrôle minutieusement votre commande. Il s’assure de la conformité du fichier à imprimer à la demande du client. Un BAT lui sera ensuite remis pour validation. Lorsque la maquette est validée, l’impression commence. Il existe différentes technologies d’impression pour la réalisation des étiquettes autocollantes. À titre d’exemples, les plus courantes sont :

  • l’offset,
  • l’impression numérique,
  • la flexographie,
  • la typographie,
  • la sérigraphie.

Ces modes d’impression possèdent chacune leurs caractéristiques et sont uniquement réalisés par des professionnels.

techniques impression étiquette autocollante

L’impression offset pour les grandes séries d’étiquettes autocollantes

Si vous souhaitez imprimer des étiquettes adhésives en grande quantité, optez pour l’imprimerie offset. Cette méthode de reproduction d’image reste à ce jour la plus moderne et la plus utilisée. Il existe deux types de procédés d’impression offset, dont celle par voie humide et par voie sèche ou waterless.

Cette méthode consiste dans un premier temps à imprimer votre fichier sur des plaques en aluminium à partir d’imprimante appelée CTP. Cette étape fait en effet toute sa complexité. Les images imprimées sur ces plaques sont ensuite transférées sur un cylindre offset puis sur le papier adhésif. Grâce au principe de l’offset, les couleurs primaires cyan, magenta, jaune et noir (CMJN) sont séparées sur une presse 4 couleurs. À l’issue de la superposition de ces couleurs, on obtient la quadrichromie ou l’impression couleur.

La qualité d’impression de ce procédé est exceptionnelle et très précise. L’impression offset demande au minimum 250 feuilles au format. Prévoyez une quantité équivalente à 1000 exemplaires si vous cherchez à faire une impression d’étiquettes autocollantes à partir de l’imprimerie offset.

L’impression numérique : pas chère et rapide

Pour imprimer des étiquettes autocollantes en petite quantité et rapidement, vous avez la possibilité de choisir l’impression numérique. Le rendu reste très satisfaisant, car on imprime directement sur le papier destiné aux autocollants depuis un ordinateur. Contrairement à l’offset, en cas de besoin, il est possible d’interrompre l’impression en cours pour faire des modifications et de ne produire ensuite qu’une petite quantité d’étiquettes adhésives. Cela semble bien utile si vous souhaitez personnaliser vos autocollants selon vos produits et vos cibles. Il faut savoir qu’il existe deux types d’impression numérique :

  • l’impression laser qui crée les motifs des étiquettes autocollantes à partir d’encre en poudre appelée toner,
  • l’impression à jet d’encre qui consiste à reproduire votre modèle sur papier grâce à des jets d’encre guidés par une charge électromagnétique.

Côté production, l’impression laser est plus rapide que celle à jet d’encre, relativement lente. Toutefois, la qualité d’impression ne vous décevra pas.

La flexographie pour une qualité égale à l’offset

Ce procédé d’impression s’avère très adapté dans la conception d’étiquettes autocollantes. La flexographie se compare à un tampon encreur. L’équipement se compose d’une unité d’encrage pour contrôler la quantité d’encre sur le cliché qui est ici le visuel à reproduire. Le cliché est appliqué sur un rouleau encreur tramé appelé anilox qui plonge dans un réservoir d’encre afin d’obtenir les couleurs du modèle. Enfin, comme un tampon, le cylindre appose le cliché sur le support des autocollants à l’aide d’une pression appliquée par un cylindre de contre-pression. Trois sortes d’encres sont utilisées en fonction des impressions demandées :

  • les encres à l’eau, très courantes en flexographie,
  • les encres à solvants dont l’avantage est la rapidité du séchage rapide même si elles ne sont pas forcément écologiques,
  • les encres UV, le must si vous souhaitez avoir des étiquettes de qualité supérieure.
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La flexographie est un procédé « sec sur sec », ce qui signifie que chaque couche d’encre est séchée à la sortie pour éviter que les couleurs ne se mélangent entre elles.

Le choix du papier pour l’impression d’étiquettes autocollantes

Les étiquettes autocollantes se révèlent être un moyen infaillible pour marquer et pour renforcer l’identité des produits de votre entreprise. Afin de satisfaire au mieux les demandes des imprimeurs ainsi que leurs clients, un large choix de papiers est disponible :

  • le papier adhésif couché blanc brillant, très polyvalent, convient parfaitement aux impressions de couleurs vives,
  • le papier adhésif blanc non couché, simple et polyvalent, on préconise ce papier pour les étiquettes autocollantes de produits conservés en intérieur,
  • le papier adhésif laminé avec une feuille d’or brillante à effet métallique, idéal pour les produits cosmétiques et de luxe,
  • le papier adhésif vergé en cellulose pure avec traitement anti-moisissure et anti-humidité, idéal pour appliquer vos étiquettes papier sur des produits haut de gamme,
  • le papier adhésif noir, très prisé pour sa résistance aux surfaces humides et sous très basse température,
  • le papier adhésif blanc nacré, gaufré, avec un effet satiné adapté aux étiquettes autocollantes pour les articles de luxe,
  • le papier paille avec fibres végétales de couleur jaune-brun qui lui confère un aspect écologique. Ce matériau résiste à la décoloration,
  • le papier ingraissable, doté d’une surface protectrice contre la graisse et les tâches.

À vous à présent de faire le bon choix concernant les caractéristiques de papiers qui correspondent à vos étiquettes adhésives.

L’étape du pelliculage et du vernis

Le pelliculage et l’application vernis font partie intégrante des procédés d’impression des étiquettes adhésives. Ces techniques offrent un meilleur aspect aux autocollants. Une machine appelée groupe applique le vernis selon les commandes sur l’intégralité des autocollants ou uniquement sur une partie comme le logo par exemple. En clair, le vernis offre plus d’esthétisme aux étiquettes. Quant au pelliculage, ce film de protection est appliqué sur l’imprimé par une pelliculeuse. Avec la chaleur évacuée par la machine, le film se colle directement sur les papiers. Le pelliculage protège les étiquettes autocollantes des frottements et allonge sa durabilité. Le résultat peut être brillant ou mat.

pelliculage étiquettes thermocollantes

La découpe, l’échenillage et la mise en bobine

Les étiquettes ne seront certainement pas remises aux clients sans avoir été découpées suivant les dimensions prescrites dans la commande. Pour cela, les imprimeurs possèdent des lasers ou des plaques de coupe pour la découpe des autocollants. La méthode de découpe varie selon les modèles d’autocollants, mais en général il existe trois variétés de découpes dont :

  • la découpe simple,
  • la découpe à la forme,
  • la découpe lettrage + film de pose.

Vos étiquettes adhésives peuvent avoir un format circulaire, carré ou rectangulaire. Toutefois, si vous souhaitez capter l’attention, optez pour des étiquettes avec découpe personnalisée. Une fois les étiquettes découpées, il y a l’échenillage à effectuer. Ce travail consiste à enlever les parties qui dépassent encore après la découpe. Pour finir, les étiquettes autocollantes sont enroulées sur une bobine et rangées dans des emballages.

Les délais de production des étiquettes autocollantes durent en général 12 jours pour les grandes séries et entre 4 à 5 jours pour les petites quantités. Entre les différents types d’imprimerie, les papiers adhésifs et les étapes à suivre pour les productions d’étiquettes autocollantes, chaque entreprise se doit de parfaire leur visuel pour attirer le maximum de consommateurs. C’est pourquoi il est important de connaître ces quelques généralités concernant l’impression des étiquettes autocollantes.

Yohann G.